2016-03-22 01_09_57-lovetak-new2015-7.jpg (506×337)On ne peut que se réjouir de constater que l’Esprit Saint agit toujours sur notre Eglise. En effet, avant même que des orientatio
ns concrètes soient mises en oeuvre suite au synode sur la famille, le simple fait que celui-ci ait lieu et son simple intitulé remettent au cœur de la société contemporaine – et de la pastorale – une expertise trop méconnue de l’Eglise sur un sujet qui travaille au corps et aux tripes notre monde contemporain. « La famille » est un sujet qui englobe tous les tiraillements de notre temps, de l’enfant entouré (ou non) de ses parents, de l’adolescent travaillé par ses désirs entiers, des jeunes époux qui façonnent leur couple et des parents mis face au mystère des enfants qu’ils engendrent.
L’occasion est en réalité rêvée pour redonner une saveur nouvelle à ce que nos prêtres ont parfois mal assumé ces dernières décennies. L’Eglise est une experte de l’amour, et elle apporte des réponses concrètes, exigeantes (car c’est un idéal) mais accessibles à tout âge, parfois même aux non-croyants, afin d’aimer en vérité, et d’en tirer une paix et un bonheur réels ici-bas.
L’Eglise est experte en amour quand elle montre une route qui assure aux enfants un foyer aimant, sécurisant et riche pour grandir. Elle est experte quand elle s’évertue à donner un cap à une adolescence flamboyante ou tonitruante, en mettant des mots et un absolu sur des désirs qui nous dépassent. Elle est experte quand elle promeut l’amitié entre le garçon et la fille, entre l’homme et la femme. Elle est experte quand elle revendique une bonne séparation de fiançailles plutôt qu’un mauvais mariage. Elle est experte quand elle sensibilise à faire d’un couple le terreau de Dieu, c’est-à-dire un lieu d’accueil pour un autre que soi-même ; un accueil qui engage et responsabilise ; un accueil qui rend libre.
Ce synode entre alors dans la continuité de l’Eglise qui approfondit encore son expertise. Et l’enjeu est toujours de savoir comment vivre l’amour pour les pauvres d’amour, parfois éloignés d’un idéal visé mais mal engagé ou mal compris. A l’image de Dieu, elle saura proposer la voie qui élève et sanctifie. Car dans l’amour de Dieu, manquer l’idéal ne vient jamais altérer sa confiance, et nous amène à découvrir un nouveau chemin et percevoir de nouvelles espérances.
« C’est là l’oeuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux. » (Psaume 117, 23)
Pierre Martineau